SENSIBILISATION SUR LES VIOLENCES EN MILIEU SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE EN CENTRAFRIQUE


Le 16 – 17 – 18 novembre 2011 à l’Enam à Bangui

Les problèmes sécuritaires sont permanents en Centrafrique, suite aux multiples crises que connait le pays. Les systèmes sociaux de base que sont l’Education et la Santé ne fonctionnent plus correctement. Toute préoccupation pour les droits des femmes et des enfants y est devenue secondaire ou totalement oubliée. Les femmes surtout y sont défavorisées sur tous les plans : Au plan de leur sécurité car elles sont plus exposées aux pulsions des combattants.

Le cas qui nous interpelle est celui du harcèlement sexuel en milieu scolaire où leur effectif diminue au fur et à mesure du degré des classes ; elles y sont harcelées par leurs parents qui veulent les donner en noce de façon précoce ; elles y sont harcelées par les enseignants qui exigent leur faveur afin  de réussir à passer en classe supérieure. La déscolarisation de la jeune fille est un fait. Dans la vie active au sein des instances de l’Etat, elles sont marginalisées, leur promotion est considérée comme toujours découlant d’un marché honteux.

C’est pourquoi l’association femme action et développement –FADEC- en partenariat avec le PRED – Projet de renforcement de l’Etat de Droit en Centrafrique – lance une campagne par les médias pour sensibiliser l’opinion sur  les violences envers les femmes, l’éducation de la jeune fille et particulièrement la corruption dont elle est victime en milieu scolaire.

Le 15 – 16 – 17 novembre 2011, des ateliers des formations sont organisés à l’enceinte de l’Enam à Bangui sur les thèmes suivants :

–          Protection des droits de la femme et des mineurs dans la législation centrafricaine

–          Les mécanismes d’accompagnement socio psychologique des victimes de violence sexuelle

        L’objectif principal de ces ateliers est de sensibiliser les pouvoirs sur la corruption instaurée en milieu scolaire ; de former et d’éduquer des personnes ressources sur les droits de la Femme (chefs de communautés religieuses, traditionnelles, les travailleurs sociaux, les leaders d’association, les éducateurs) ; par ce biais, d’encourager le respect des droits individuels, de droits de la femme et celui de enfants ; de les doter d’outils nécessaires à un bon encadrement et un suivi efficace de leur environnement ; enfin encourager le changement de comportement et de mentalité. . La formation acquise doit leur permettre de prendre conscience de dégât causés par les violences sexuelles sur le jeune filles, sur les conséquences de ces violences sur l’avenir du pays, sur la famille.

 

Les multiples violences suites aux invasions des milices et groupes armées rebelles ont instauré la violence sexuelle comme l’affirmation de la puissance masculine d’où sa banalisation dans l’esprit des jeunes au point d’intégrer ce fait comme valeur sociale. Elles ont pour corollaire la déscolarisation de la jeune fille.  Selon la Présidente de la FADEC, si rien n’est fait, cest le socle même de la société qui est ébranlée. .

Pour cette dernière, l’atelier devra sensibiliser spécifiquement sur  la prévention des différentes formes de violences basées sur le genre, la formation et l’éducation des personnes ressources sur les droits de la femme dans la législation centrafricaine afin qu’elles soient en mesure de sensibiliser leurs consœurs sur leurs droits.

Au sortir de cet atelier de formation, les relais des droits de l’homme qui ont été institués devront avoir de nouvelles approches dans leur travail de sensibilisation et de suivi des victimes de violences om qu’elles se commettent.

Dans le même ordre d’idée, Monsieur Ninga-Wong-Mallo, expert du PRED précise que « la nouvelle approche d’appui à la société civile au travers des formations du genre, leur permettra de mieux s’outiller et de contribuer significativement par leur sensibilisation, à rapprocher davantage les justiciables de la justice ». Et Monsieur Ninga-Wong-Mallo de repréciser que la proximité des acteurs de la société civile avec les populations, est un atout considérable pour la sensibilisation des uns par les autres en ce qui concerne le respect des droits de la femme dans notre pays.

Les violences en milieu scolaire et universitaire, la protection légale de la femme contre les violences et l’accompagnement psychosocial des victimes, ce sont là quelques unes des thèmes qui ont été débattus avec les participants.

 

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