Projet de renforcement de la participation des femmes de la Vakaga et du Haut-Mbomou dans les processus de gouvernance locale et de lutte contre la pauvreté

La crise qui menace la Centrafrique a différemment affecté certaines zones que ce soit en termes de durabilité ou d’impact. La Vakaga et le Haut-Mbomou, préfectures assaillies par les groupes rebelles nationaux et étrangers restent des zones où les défis pour la consolidation de la paix et le développement demeurent hypothétiques. Les problèmes sociaux de base (Éducation, santé), la rareté des services et la présence de l’État, la marginalisation des couches vulnérables comme les femmes sont toujours accrus. Le retour à l’ordre constitutionnel en 2016 a marqué un nouveau départ et espoir avec des exigences qui imposent par exemple la pleine participation des femmes dans tous les processus de paix et de développement. Cette assertion tire sa légitimité dans la Constitution, le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) 2017-2021 et enfin des derniers accords de paix de Khartoum.

Fort de ce qui précède, le projet a pour objectif de promouvoir la participation socio-économique et politique des femmes de ces préfectures ainsi que leur implication dans le processus de consolidation de paix et de développement de la RCA par le renforcement de leurs capacités en développement participatif, leur mise en réseau et l’appui aux activités génératrices de revenus.

Par la mise en œuvre des activités liées au renforcement des capacités du leadership des femmes des préfectures ciblées, des plans d’action de développement communautaires conçus, l’autonomisation des femmes par la formation et l’appui à la création des activités génératrices de revenus qui induira leur pleine participation à la gouvernance locale et l’amélioration de leur bien-être, celui de leurs familles et de leurs communautés.

Les groupements des femmes leaders des zones concernées une fois formées et outillées, seront mis en réseau au niveau communautaire, local, sous-préfectoral, préfectoral et national. Fort de ce fait, elles pourront faire plusieurs plaidoyers afin d’influencer les décisions des autorités locales ou nationales.

Ce projet est basé sur une stratégie de mise en œuvre participative à chaque niveau d’évolution afin d’intégrer au maximum les besoins réels pour lesquels ce projet se veut une réponse. Bien que la cible soit préférentiellement les femmes, le projet sera inclusif car aura des composantes qui prendront en compte les autorités locales constituées d’hommes et de femmes, les jeunes mais aussi les personnes handicapées. Cette stratégie vise aussi à favoriser l’organisation de plusieurs espaces d’échanges entre les leaders hommes et femmes sur les sujets de développement socio-économiques et politiques.

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