Violence sexuelle en milieu scolaire, un fléau


 

Depuis quelques années, la violence en milieu scolaire et universitaire devient si alarmante qu’il est temps qu’on s’y attarde. Il ne se passe plus une semaine sans que la presse dans son ensemble, et les médias sociaux ne mettent en relief un fait de violence perpétré au sein d’un établissement scolaire ou ses abords. “En Octobre 2015 à Maroua, un jeune homme de 17 ans a été poignardé par son ami sous l’influence nocive du tramol » Les établissements scolaires, parfois les plus réputés, ne sont pas épargnés. L’on a encore en mémoire le cas du collège de la Retraite à Yaoundé. Les autorités de cet établissement ont décidé de mettre de renvoyer 17 élèves  convaincus de consommation de drogues.

Même s’il est vrai que personne – encadreurs, enseignants, élèves –  n’est épargné par ce fléau,  les filles sont les principales victimes de ce phénomène. Leurs bourreaux se recrutent autant du côté de leurs camarades garçons que du côté des enseignants/encadreurs. Ces derniers exigent des faveurs sexuelles en contrepartie des notes favorables, cela s’appelle NST, note sexuellement transmissibles. Un phénomène nouveau apparait, les filles à la solde des bandes de garçons, agressent et pervertissent d’autres filles pour les amener à poser des actes de débouche.

De la part des camarades, elles subissent : des injures et railleries discriminatoires, des coups et blessures, des brimades, raquettes. Et surtout (phénomène de mode) les  viols collectifs (encore appelé RALLIE, MATELAS, CHAT MORT, OPEP, POTY…), sont organisés  soit dans l’arrière-cour du lycée, soit dans une salle de classe après les cours, filmés et diffusés sous cape dans les réseaux sociaux. Il ne s’agit plus des écarts de conduite mais de pratiques quotidiennes accrues. Ces filles sont droguées par leurs camarades à travers les boissons et les sucreries. Le principal danger provient de la vente libre des stupéfiants et de l’alcool dans l’enceinte même des établissements scolaires, généralement par les vendeurs de sucreries, des élèves, des surveillants. En effet, la consommation de la drogue au Cameroun tend a être banalisée. Avec 100 francs cfa on peut s’offrir un comprimé de Tramol.  L’usage des drogues et de l’alcool en milieu scolaire est une réalité qui ne peut laisser personne insensible. C’est un véritable fléau qui se propage à une vitesse inquiétante. Nous assistons aujourd’hui à une dépendance de plus en plus grande à ces substances chez les collégiens et lycéens des villes comme des campagnes et même chez les élèves du primaire. « Plusieurs enfants ont été conduits à l’hôpital après la consommation des bonbons composés de substances soporifiques offerts par une dame à la sortie de l’école primaire d’Ekounou II – cf journal le Messager du 15 janvier 2017 » La drogue, encore appelé BANGA, CHIT, FILON, GAYY, DJAMA-DJAMA, TRAMOL, se présente sous plusieurs formes (poudre, comprimé, herbe sèche).

FADEC tire la sonnette d’alarme afin que les pouvoirs publics puissent prendre des dispositio pour protéger nos jeunes. notamment pour suggérons qu’l y ait  :

  • Création des cellules d’écoute et recrutement du personnel dans tous les établissements scolaires pour accueil – écoute – encadrement – conseils – orientation de victimes de violence
  • Plaidoyers auprès des pouvoirs publics pour l’installation des cellules d’écoute dans les établissements scolaire et l’adoption des mesures coercitives à l’endroit des détenteurs et vendeurs et consommations de stupéfiants
  • Plaidoiries pour introduction des notions de droit de l’homme et de l’enfant dans les programmes scolaires – de droit de la femme et de la jeune fille aussi
  • Plaidoiries pour qu’il ait un « NUMERO VERT » relié au poste de police le plu proche des établissements scolaires

Doume yvette

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*