S.O.S. RÉINSERTION DES JEUNES TALIBES DE MAROUA


 

Depuis quelques années et particulièrement depuis l’apparition des sectes islamistes intégristes, les regards se portent de plus en plus vers les écoles coraniques car il est de notoriété publique que BOKO HARAM y recrute des jeunes de 7 à 15 ans pour leur apprendre un islamisme radical et l’intolérance religieuse. Le gouvernement ne ménage pas ses efforts pour venir à bout de ce fléau et instaurer la paix et la cohésion à travers des actions militaires et politiques. Les jeunes sont les principales victimes de cette situation. Cet état est la résultante de plusieurs facteurs

Ecoles coraniques dans la Région de l’Extrême-Nord ; Lieux prédisposés à des conditions de vie dégradantes et traumatisantes, à l’organisation de la mendicité et  de la délinquance

La formation dans les écoles coraniques est plus basée sur l’éducation du Coran, ce qui ne permet pas aux jeunes qui sortent de cette école d’avoir véritablement des perspectives d’avenir. Assez souvent, ces jeunes excellent dans la délinquance juvénile, et plus tard finissent par devenir des malfrats qui pullulent dans les grandes villes

Les conditions d’éducation et de vie dans la plupart des écoles coraniques sont déplorables (sureffectifs, insalubrité) et les jeunes en sortent traumatisés. Au regard de la réalité préoccupante dans les écoles coraniques, il ne serait pas exagéré de dire qu’elles font l’objet d’une réglementation insuffisante.  Dans ces écoles, l’on y retrouve deux catégories d’élèves :

  • les élèves internes, qui viennent des contrées lointaines ou des villages environnants. Ils sont installés chez le maitre ou le marabout ; logés et nourris. Comment le Maitre coranique peut-il subvenir aux besoins de tous ces enfants confiés à sa garde ?
  • Les élèves externes qui viennent suivre les enseignements dans la matinée et rentrent chez leurs parents le soir.

Les élèves internes dont l’âge varie de 7 à 14 ans sont des garçons. Ils sont soumis à un traitement assez dégradant et traumatisant. Chaque jour après la lecture du Coran, ils sont envoyés par le Marabout à sillonner le marché, mendier afin d’apporter de l’argent au maitre. Cet argent qui servira à acheter la nourriture sinon, ils vont fouiller dans les poubelles. D’autres s’adonnent à de petits métiers : cireurs de chaussures, gardiens de chaussures devant la mosquée aux heures de prières surtout le vendredi lors de la grande prière. Tout argent collecté est remis au maitre sous peine de bastonnade, de brimades et de violence physique. Ils dorment à même le sol dans le « djaoulerou » et font tous les  travaux ménagers (lessive, vaisselle) dans la maison du maitre.

Conséquence : les jeunes talibés échappent au contrôle de leurs gourous et se retrouvent dans la rue abandonnés à eux-mêmes. Ils refusent de rentrer dans leurs familles de peur des représailles. Il sera question ici de sensibiliser ‘opinion publique sur les conditions de vie déplorables dans les écoles  et d’emmener les parents à veiller à l’éducation de leurs progéniture. Et surtout de faciliter leur intégration auprès de leurs familles respectives dans des conditions de sécurité pour les jeunes.

A Maroua, nous essayons de les encadrer, mais nous manquons cruellement de moyens

FADEC lance un appel a tous les bailleurs de fnds, les âmes de bonne volonté désireux de nous soutenir dans cette mission afin de préserver notre jeunesse

 

 

 

 

 

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