Les personnes âgées, la maltraitance et nous !


 

Ce 15 juin le monde entier célèbre la journée internationale de la lutte contre la maltraitance des personnes âgées. “Les conditions de vie des personnes âgées en Afrique sont particulièrement préoccupantes, ces personnes étant socialement et économiquement défavorisées par rapport à la population en général”, c’est ce que révèle un rapport régional de l’Afrique sur la population et le développement en cours d’examen par les experts à Addis-Abeba.
Les personnes âgées constituent une composante importante de la population en Afrique et dont les conditions de vie apparaissent pour le moins « pitoyables ». Toute chose qui vient remettre au goût du jour la très délicate question de la maltraitance des personnes âgées et la prise en compte de leurs besoins spécifiques, le respect de leur dignité humaine dont elles sont très souvent dépouillées dès qu’elles entrent dans cette catégorie vulnérable de personnes âgées. Plus concentrées en zone rurale que dans les zones urbaines, ces personnes du 3e âge doivent parfois faire face aux conséquences sociales du vieillissement, et les relations intergénérationnelles qui accompagnent la vieillesse.
Quand elles ne sont pas fréquemment accusées de pratiques de charlatanisme et/ou de sorcellerie, les personnes âgées sont « excluent » de leurs familles, mises à l’écart car devenant dépendantes, elles constituent un « fardeau gênant » et couteux, obstacle à l’épanouissement des siens, et dont on préfère s’éloigner. On s’en « occupe » … mais à distance !
L’évolution de nos sociétés est allée de pair avec l’évolution du rôle des personnes âgées. D’antan, elles étaient des sages, pétries d’expériences de la vie, des personnes ressources vers qui les plus jeunes se tournaient pour se voir prodiguer de bons conseils pour prendre de grandes décisions. Aujourd’hui, ce n’est plus tout à fait le cas. Le « vieux » est devenu un boulet dans nos vies, et en Occident «la personne âgée» de maintenant attend avec plus ou moins d’angoisse sa mort en institution (hôpital, long séjour, maison de retraite…) et non plus chez elle.
Mais si l’on se rappelle qu’ « un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brule », notre regard et notre attitude face à cette couche vulnérable devraient indubitablement changer, afin d’offrir aux personnes âgées, souvent malades pour la plupart, un cadre propice pour une vieillesse épanouie auprès des leurs.


A propos Vanessa Hg

Experte en Coopération Internationale au Développement, passionnée des questions de Développement en Afrique et de l'humanitaire africain.

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