Le personnel domestique au Cameroun


DSC_0355 [800x600]

DSC_0354 [800x600]

DSC_0353 [800x600]

DSC_0351 [800x600]

DSC_0339 [800x600]

DSC_0338 [800x600]

DSC_0329 [800x600]

DSC_0326 [800x600]

DSC_0321 [800x600]
Du fait de la vulnérabilité liée à leur statut de réfugiés, les femmes sont généralement victimes de violences tant sexuelles qu’économiques. L’absence de compétences professionnelles précises les contraint à exercer pour la plupart le métier de personnel domestique. Dans leurs esprits, cette activité est censé les autonomiser mais il est donné de constaté que c’est l’occasion pour leurs différents employeurs d’exercer à leur endroit des abus tels que le non-paiement de salaire, les licenciements abusifs, les maltraitances et bien d’autres encore.Après une étude sur le terrain, il s’est avéré que ce genre d’abus résulte de la méconnaissance par ces femmes de l’existence d’un encadrement juridique du travail domestique au Cameroun.
C’est en réponse à cette ignorance que le Projet UNHCR-FADEC a organisé, à l’occasion des « seize(16) jours d’activisme contre les violences faites aux femmes », un Atelier de sensibilisation sur la protection juridique des Personnels Domestiques à l’attention des personnes réfugiés dans les villes de Yaoundé et de Douala. Les sensibilisations ont eu lieu les 26 Novembre et 03 Décembre 2015. La cible était constituée de femmes réfugiées qui ont répondu à l’appel dont 70 à Yaoundé et 50 à Douala.
Le DECRET N°68-DF-253 DU 10 JUILLET 1968 fixant les conditions générales d’emploi des domestiques et employés de maison a été mis à leur disposition et le contenu leur a été expliqué.Est ainsi réputé employé de maison ou domestique, au sens du présent décret tout travailleur embauché au service du foyer et occupé d’une façon continue aux travaux de la maison. Le code de bonne conduite et le civisme ont également été énoncés afin que celles-ci sachent comment se tenir en tant qu’employés de maison. Elles ont pris part activement à des exercices pratiques qui leur ont permis de bien comprendre le sujet.
De nombreux échanges ont permis aux femmes réfugiés de poser des questions et surtout de faire des témoignages personnels. Elles ont ainsi partagé les unes et les autres leurs expériences, ce qui a contribué à édifier celles qui n’ont jamais travaillé et qui sont à la recherche d’un emploi comme domestique.
Cent vingt (120) femmes réfugiés connaissent désormais leurs droits et ont un nombre significatif d’informations utiles sur le travail d’employée de maison.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*