Le Cameroun face à la menace Boko Haram


 

La situation sIMG_20150731_122614 [800x600]écuritaire du Cameroun en générale et de la région de l’Extrême-Nord en particulier demeure volatile.
La stabilité sociopolitique observée au Cameroun au cours de ces dernières années, a été rompue par les nombreux enlèvements, attaques et attentat-suicides perpétrés par la secte terroriste « Boko Haram (Etat Islamique en Afrique de l’Ouest) ». Le bilan humain, matériel et financier est très lourd et n’est pas facilement chiffrable et très variable. En 2014, 27 attaques ont été rapportées . Pour l’année en cours, on a déjà enregistré une vingtaine d’attaques notamment dans la zone de Fotokol. Tout récemment l’on a enregistré 3 attentat-suicides au cœur de la ville de Maroua. Ces derniers ont fait près de 50 morts et plus de 110 blessés selon les sources gouvernementales. Ces attentat-suicides ont créé une véritable psychose sur l’ensemble du territoire camerounais et plus singulièrement dans la région de l’Extrême-Nord. Le Gouvernement camerounais ne ménage d’aucun effort pour venir à bout des insurgés islamistes. L’on apprécie fort bien l’engagement personnel du Président de République dans cette lutte contre cette secte terroriste. Ce dernier a le soutien de la plupart de ses concitoyens dans cette lutte. Le dispositif de sécurité a été renforcé sur l’ensemble du territoire et l’on a observé avec beaucoup de plaisir l’impressionnant déploiement des forces de maintien de l’ordre dans la région de l’Extrême-Nord.
Cependant, et pour le regretter, certaines de ces forces de maintien de l’ordre, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural, se livrent plutôt à des actes ignobles (corruption, escroquerie, stigmatisation, recèlement, injustices de toute sorte, abus de droit, abus d’autorité, violations de Droits de l’Homme de toute sorte) au nom de cette lutte pourtant salutaire contre le terrorisme dans notre cher et beau pays. Ces comportements antipatriotiques pourraient gravement nuire à ce combat contre la secte Boko Haram, et encourager l’extrémisme.
Nous interpellons donc le Gouvernement camerounais de rester vigilent pour faire face à ces dérives de certains militaires, gendarmes et policiers. Des mesures disciplinaires doivent être prises à l’encontre de ceux qui tendent à s’écarter de l’éthique professionnelle.
Nous recommandons, à cet effet, des sessions de sensibilisation ou de formations sur le Droit International Humanitaire, sur les Droits de l’Homme aux forces de maintien de l’ordre. Des campagnes de sensibilisation des populations doivent aussi être entreprises afin de barrer la route à la psychose, d’éviter la stigmatisation faites à l’encontre de certains de nos compatriotes de confession musulmane.
L’heure est plutôt à la solidarité et à la mobilisation collective pour contrer l’avancée du terrorisme en Afrique en générale et au Cameroun en particulier.

Gael TAYA

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