La lutte contre Boko Haram : une responsabilité de tous et de chacun


Le 22 juillet 2015, les villes de Kolofata et de Maroua (dans l’Extrême-Nord Cameroun) ont vécu l’horreur. Juste après la grande prière du vendredi à la mosquée, des jeunes filles kamikazes se sont faites exploser dans des lieux publics aux environs de 14 heures, et cela a causé de nombreuses pertes en vies humaines et des blessés graves. A ce jour, les populations de cette partie du pays, encore sous le choc de ces attentats meurtriers, essaient tant bien que mal de reprendre une vie normale, malgré la peur de nouvelles attaques du groupe terroriste Boko Haram.
Ces incursions criminelles d’un nouveau genre appellent aujourd’hui à plus de vigilance de la part des populations et des autorités qui, il faut bien le signaler, déploient déjà d’énormes moyens pour contenir cette nébuleuse terroriste et mettre un terme à ces exactions criminelles en terre camerounaise.
Mais ce sur quoi nous voulons ici attirer votre attention, c’est la responsabilité des uns et des autres dans cette lutte contre Boko Haram. Ces jeunes gens qui ont perdu la vie le 22 juillet dernier au marché central de Maroua et au Boulevard du Pont Vert étaient aussi bien des musulmans, que des chrétiens, et peut être même des animistes ! La lutte contre Boko Haram est donc un combat qui concerne tous les CAMEROUNAIS !!! Les opinions politiques, les appartenances ethniques et/ou culturelles, les rangs sociaux, nos intérêts personnels…doivent être relégués au second plan, car nous avons besoin d’être UN pour chasser ces « fous d’Allah » de notre pays.
C’est l’unité nationale qui est mise à l’épreuve ; mais c’est l’occasion de montrer une fois de plus à ceux qui en douteraient encore que l’unité nationale au Cameroun n’est pas un refrain que l’on chante, mais bien une réalité qui se vit au jour le jour. L’illustration la moins pertinente que vous donnerons consiste à vous suggérer de faire un tant soit peu le tour des réseaux sociaux et de peser les messages de solidarité nationale qui fusent quotidiennement vers nos frères de l’Extrême-Nord pour leur manifester notre soutien. Et comprenez bien que ceci n’est pas une initiative politique, mais bien des élans de camerounais, qui au-delà des « différences » culturelles, linguistiques, ethniques ou religieuses, voient des frères et des sœurs en détresse, et veulent les rassurer de leur soutien indéfectible !
Ce n’est donc pas une affaire de « Wadjo » ou de « Gada Mayo » ! Nous sommes tous concernés, et devons tous nous mobiliser en commençant déjà par alerter immédiatement les autorités compétentes (Appelez gratuitement le 1500) dès qu’un voisin ou toute autre personne de notre entourage laisserait transparaitre une certaine radicalisation religieuse dans son attitude ou dans ses propos !
Imam, pasteurs, parents, chefs traditionnels, maitres des écoles coraniques et autres leaders des communautés religieuses, votre rôle est crucial : Sensibiliser vos communautés sur les dangers de la radicalisation religieuse, en prônant toujours les valeurs de tolérance, de respect et de dialogue entre les cultures et les religions.


A propos Vanessa Hg

Experte en Coopération Internationale au Développement, passionnée des questions de Développement en Afrique et de l'humanitaire africain.

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