Education à la culture de la paix en milieu scolaire


 

Dans la région de l’extrême nord, le taux de déperdition scolaire est très élevé parmi les jeunes filles du fait des pesanteurs culturelles très fortes encore : on préférait envoyer les garçons à l’école et les filles étaient envoyées en mariage de manière précoce ou par la contrainte. Mais de nos jour  avec les moyens mis par le gouvernement et ses partenaire, les pratiques traditionnelles néfastes reculent, mais de façon progressive. Une fois à l’école, la jeune fille fait face à plusieurs défis qui entravent sa scolarisation : le harcèlement sexuel de la part des enseignants et de ses camarades du sexe opposé, la violence dû à l’usage abusif des drogues, la sexualité non protégée et ses conséquences (grossesse précoce et non désirées. Du côté de la communauté, elle est marginalisée et stigmatisée, souvent rejetée par la famille.

L’école est un lieu de socialisation qui mérite qu’on lui accorde plus d’importance. De nos jours, face au phénomène de migration des populations des populations, conséquence de la crise sécuritaire qui affecte notre région, les filles sont les plus vulnérables.

Cependant, les garçons aussi sont victimes de violences et sont souvent emmenés à commettre des actions qui les mettent en conflit avec la loi. L’école devient un champ de bataille ou la violence s’est installé, au grand dam des parents e des encadreurs pédagogiques qui se sentent impuissants et en insécurité chronique, ce qui affecte le rendement des élèves et des enseignants. Le phénomène de déperdition scolaire affecte les garçons qui sombrent dans la délinquance juvénile et le banditisme ; et deviennent des proies faciles pour les recruteurs des groupes armées et intégristes qui sèment la violence dans a région. L’école doit retrouver sa place de cadre de maturation de la jeunesse ; ou l’on complète l’éducation des parents par les valeurs civiques et éthique, le réarmement moral.

Les «CLUBS DE PAIX»  doivent servir de cadre de concertation ou de réflexion, de lieux «SUR» ou les jeunes peuvent se retrouver et parler librement de leurs vécus et faire face aux fléaux qui miment leur génération.

FADEC propose une approche inclusive de la résolution des problèmes des jeunes. Sous la supervision des encadreurs, les jeunes font le monitoring des problèmes qu’ils rencontrent en milieu scolaire et en société et avance eux-mêmes des solutions. Ils prennent leurs destins en main. On le responsabilise à travers des actions précises et leurs participation est primordiale. Ils sont en même temps acteurs et spectateurs de leurs vies.

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