ECOLE DE LA SECONDE CHANCE AU CAMEROUN


 

les jeunes filles de 13 à 19 ans sont abandonnées par  leurs familles et chassées de l’école parce que enceintes hors mariage et qui se retrouvent dans la rue avec leur bébé, à la merci des prédateurs sexuels et des extrémistes religieux qui retrouvent des filles pour en faire des bombes humaines

Depuis quelques années, le nombre d’adolescentes vivant dans la rue avec des bébés dans les bras est devenu banal à l’Extrême-Nord, la région au taux de scolarisation le plus faible du pays et ou les mariages précoces sont une réalité. Alors que les pouvoir publiques luttent pour encourager les parents à envoyer les filles à l’école, cette situation de grossesse précoce les pousse à la déscolarisation avec en plus les problèmes de santé physique et mentale pour la mère et l’enfant : surmortalité maternelle, fistules obstétricales, IST et MST, risque d’enfant mort-nés – et la destruction du tissu social. En effet, dans cette communauté culturelle, la meilleure option pour les jeunes filles est le mariage. Les pesanteurs culturelles sont tellement fortes qu’elles affectent le comportement des encadreurs académiques qui les chassent définitivement de l’école alors même qu’aucun texte au Cameroun ne le prescrit.  «Quand une adolescente est en bonne santé, instruite, productive et pleinement engagée, elle peut contribuer à briser le cycle de la pauvreté intergénérationnelle. En tant que citoyenne bien informée et dotée de savoir-faire, elle peut apporter une très riche contribution à sa communauté et à sa nation ». L’ignorance et la mystification de la sexualité, la mauvaise gestion de l’hygiène menstruelle seraient à l’origine de ces grossesses précoces.

Depuis plusieurs années, FADEC apporte à ces filles un appui matériel (vêtements pour elles-mêmes et pour les enfants, nourriture, produits de première nécessité), sanitaire (accompagnement aux visites prénatales, assistance, paiement des frais d’accouchement et entretien des bébés) et appui psychologique.

FADEC , de façon spécifique, leur donne une seconde chance à travers ce projet de réinsertion sociale et professionnelle

: il s’agit de les aider à réintégrer  le circuit scolaire classique (renforcement scolaire) et à apprendre des petits métiers, les initier aux activités génératrices de revenus devant aboutir sur une autonomisation financière ; d’emmener à un changement de mentalité par l’éducation de masse (parents, jeunes garçons et filles, autorités traditionnelles et chefs religieux) sur l’éducation sexuelle et la protection de la jeune fille dans le contexte actuel.

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*