Célébrons les familles du monde !


Le 15 mai 2015, le Cameroun comme le reste du monde célébrait la 19e journée internationale des familles. Et le thème retenu par les Nations Unies pour cette année était « Les hommes en charge ? Égalité des sexes et droits des enfants au sein des familles contemporaines »

Par sa Résolution 47/237 en date du 20 septembre 1993, l’Assemblée Générale des Nations Unies convient que le 15 mai de chaque année serait consacrée à célébrer les familles du monde. Une journée pour davantage soulever et connaitre « les questions relatives à la famille ainsi que les processus sociaux, économiques et démographiques qui affectent les familles.
Une occasion pour nous de marquer un temps d’arrêt pour faire le tour de la question.

Mais avant d’aller plus loin, c’est quoi la famille au juste!?
Les uns et les autres y vont de leur inspiration et expériences :
« On appelle famille un groupe d’individus unis par le sang et brouillés par des questions d’argent » Edouard REY, homme politique
« La famille est une richesse incroyable, ça donne des outils pour pouvoir affronter les moments extraordinaires, les moments plus difficiles, les hauts, les bas » Céline Dion, artiste chanteuse, musicienne
« Le mot famille… dans l’étymologie ! Ça vient du latin familia, et ça égale exactement ceci : ensemble des esclaves de la maison » France VEZINA
Aux termes du Lexique des Termes Juridiques (10e édition 2010), la famille, c’est l’ensemble des personnes descendant d’un auteur commun et rattachés entre elles par le mariage et la filiation. Stricto sensu, elle est un groupe formé par les parents et leurs descendants. Chez nous en Afrique, la notion de famille intègre tous ces aspects-là.
Aujourd’hui, il faut le dire, la famille africaine en général et camerounaise en particulier fait face à de nombreuses difficultés !
La situation sécuritaire inquiétante dans l’Extrême-nord du pays, est une menace réelle pour les familles qui sont alors dispersées, déplacées et déchirées. Fuyant les attaques criminelles de Boko Haram, ces familles se trouvent meurtries, traumatisées… Les enfants, abandonnés et sans repère, deviennent des cibles vulnérables.
Mais au-delà de ce qui se passe dans le nord du pays, les familles camerounaises sont également ébranlées par d’autres questions, d’autres maux.
Au Cameroun, les familles se déchirent pour des choses aussi insolites que la propriété foncière, l’argent, les honneurs… Il n’y a plus d’échelle de valeurs, le respect de la vie humaine, des parents et des ainés est en voie de disparition. Les abus de toutes sortes sur des enfants, les comportements indécents, les parents qui perdent toute autorité sur leurs progénitures et les tenues vestimentaires qui vont dans tous les sens… sont autant de réalités qui nourrissent la crise de la famille dans notre société aujourd’hui.
Or, dans le contexte africain, la famille est fondée sur la solidarité fraternelle, le sens du partage. Le lieu par excellence où s’acquiert les valeurs culturelles positives, constructives. Elle est la base fondamentale, le cadre premier où l’être humain apprend les fondamentaux de la vie en société.
« L’éducation d’un enfant, on le sait, est un combat constant entre les valeurs de la famille et celle de l’entourage » (Ginette QUIRION, écrivain), de ce fait, il faut la protéger, lui redonner ses lettres de noblesse, créer les conditions nécessaires à son épanouissement afin qu’elle puisse pleinement jouer son rôle dans la société.
Aimé Césaire aimait à dire « Il n’y a pas de famille stable sans femme stable, il n’y a pas de nation stable sans famille stable ». Citoyens, organisations de la société civile, gouvernants, tâchons de bien le comprendre et surtout de le traduire concrètement à nos différents niveaux de responsabilité.
Bonne fête à toutes les familles du monde !


A propos Vanessa Hg

Experte en Coopération Internationale au Développement, passionnée des questions de Développement en Afrique et de l'humanitaire africain.

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