ALERTE HUMANITAIRE DANS LE MOUNGO


 

les populations déplacées en provenances du Nord-ouest et du Sud Ouest et installées dans le Moungo vivent dans une grande précarité et on besoin d’une assistance humanitaire d’urgence. Les secteurs prioritaires sont les suivant : nutrition, santé, logement, éducation et protection.

Dans le domaine du logement il est signalé un manque de structure d’accueil et d’abris. Les églises, les places des marchés ainsi que les foyers culturels et les concessions familiales sont surpeuplés et envahis par des familles entières, entassées à plusieurs dans de pièces uniques : problème de promiscuité, insalubrité

Dans le domaine de l’éducation, les élites ont ouvert des écoles privées cette année scolaire 2018 et les maitres-parents ont été formés à Dibombari. La Délégation Départementale de l’Education de Base a été saisie. Cependant, dans les écoles publiques, l’effectif a quadruplé et les élèves sont assis à même le sol, malgré les efforts des élites pour faire l’acquisition des tables/bancs et la construction des salles de classe supplémentaires. Cependant, grâce à la participation financière et matérielle des élites, des partenaires privés et en partenariat avec les associations de femmes, la Coordination humanitaire a procédé à la distribution des kits de survie dans les églises, les mosquées, les places du marchés et auprès des familles d’accueil. Plusieurs maisons se sont transformées en maisons d’accueil. Il est demandé aux élites extérieures de mettre à la disposition des  personnes déplacées leurs logements, sous réserve des dispositions sécuritaires à prendre par la coordination humanitaire ;

Dans le domaine de la santé : plusieurs Centre de santé du Moungo sont fermés faute de personnel. Les malades ont recours à la médecine traditionnelle avec les risques connus. Plusieurs cas de décès signalés parmi les nourrissons.

sur le plan sécuritaire : Après les grands raids de l’armée dans la zone administrative anglophone, plusieurs personnes suspectes sont signalées dans les plantations dans les villages. Les chefs des villages s’inquiètent des risques de glissement des violences auprès des populations déplacées installées dans les villages. Les cas de vols ont augmenté dans les villages. Les plantations sont saccagées dans la nuit et principalement les champs de manioc.

Grace à une approche participative et inclusive, le travail de la coordination se repartie comme suit :

Un Centre d’accueil est installé de façon provisoire dans la cour une élite à l’entrée du village Bomono-Gare : accueil, orientation, suivi et accompagnement géré par FADEC ;

Une collecte des médicaments génériques et le recrutement d’une infirmière sont assurés par Global Health Dialogue. Une demande est adressée au Délégué départemental de la Santé publique pour la réouverture et l’équipement de certains centres de santé.

La Croix rouge camerounaise de Dibombari organise fin Octobre 2018 la distribution des vivres et des non vivres.

NADEV qui a une grande expérience dans le domaine des activités génératrice de revenus et de l’autonomisation des jeunes et des femmes, prépare la formation en activités génératrices de revenus et l’octroi des microcrédits : l’accompagnement dans l’agriculture, la pisciculture et l’élevage.

La coordination humanitaire mise sur pied recherche  activement des fonds auprès d’autres donateurs pour répondre aux besoins sans cesse croissants  des déplacées internes venant de la zone anglophone et installés dans le département du Moungo au Cameroun

 

 

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