Promouvoir la paix, la cohésion sociale et la culture démocratique en RCA


 

Se joignant aux efforts consentis par le gouvernement centrafricain et la communauté internationale, l’ONG FADEC par ses moyens limités essaie par l’entremise des Partenaires au Développement, d’accompagner le processus de cette cohésion sociale, de sensibilisation et d’éducation électorale.

La préfecture de la Nana-Mambéré qui a été particulièrement touchée par les méfaits de la guerre a vu sa population s’engager dans le processus de réconciliation sous la houlette de l’ONG FADEC.

Jadis vivaient en parfaite harmonie les communautés chrétienne, musulmane, peul et laïc dans cette préfecture. Réputée être le fief des Antibalaka cette zone a connu le sommet de la déchirure sociale ; mais, le projet « Bâtir la paix et la cohésion sociale dans la Nana-Mambéré », financé par le NDI est venu à point nommé. Il a amorcé la cohésion sociale et la réconciliation entre les communautés autochtones entre elles et les communautés et leurs leaders qui ont pu retrouver leur notoriété. L’intérêt que nous portons à cette localité se justifie par le fait qu’elle soit la seule voie d’échange qui ouvre la RCA au reste du monde. Il est donc capital pour éviter l’asphyxie du reste du pays à protéger cette Préfecture des conflits intercommunautaires ou de rapidement y travailler à l’y sortir en cas de latence ou de survenance de conflit.

Pour atteindre cet objectif, plusieurs activités furent menées sur l’étendue du territoire centrafricain

  • Réseautage des noyaux de paix et des familles amies Peuhls-Musulmanes-chrétiennes-animistes;

Les membres des noyaux de paix ne doivent pas travailler de façon isolée mais en synergie avec les autres pour partager des expériences donner encore plus de notoriété à ces noyaux de paix. Les familles continuent à vivre dans la peur ; peur qui se justifie par la faible mobilité, le faible débit de communication. La persistance de telles peurs sont contraires à l’essence même de la réintégration. Pour resserrer les liens d’amitié et de fraternité dans la localité, 50 familles amies de la paix seront constituées et échangerons pendant deux mois de façon permanente par le canal d’une flotte téléphonique qui leur sera attribuée. Le but de ces échanges sera de recréer des liens d’amitié et de fraternité entres les anciennes relations qui se sont disloquées volontairement ou non ; aussi de susciter entre les membres l’envie de se revoir d’où l’émission des projets des rencontres éventuelles.

Ces familles seront choisies avec l’aide des chefs de villages, et des leaders religieux sur la base de certains critères tels que :

  • Etre une famille complète : père-mère-enfants ;
  • Avoir un lien de parenté avec l’autre famille appartenant à la communauté opposée (par exemple le père est musulman moi chrétien j’ai épousé sa fille;
  • Avoir été famille amie avant la crise ;
  • Etre ouvert au dialogue et à la promotion de la paix ;
  • Avoir un téléphone portable ;
  • Etre réputé de bonne moralité.

Sans être obligatoirement membres des noyaux de paix, ces familles qui seront au préalable briefées par la coordination des noyaux de paix sur le rôle qu’elles ont à jouer sensibiliseront aussi de façon fortuite sur l’importance de l’enrôlement électorale.

Le suivi se fera à travers le listing des appels téléphoniques d’une part et des témoignages auprès des membres de la flotte et de la communauté qui seront recueillis lors d’un questionnaire d’évaluation.

Pour mieux gérer ces activités, une coordination sera mise en place en vue de catalyser les actions et les harmoniser.

 

     Séance de sensibilisation de la communauté Peuhl de Niem pour leur implication dans la promotion de la cohésion sociale 

Cette communauté vivant à 80km de Bouar (Niem) est constituée par les Peuhls qui vivaient à Bouar, Baoro, Herman brousse. Elle reste coupée et isolée des autres zones de la Préfecture. Très méfiante, car ayant subi les représailles des Antibalakas, ce peuplement vit en vase clos dans des conditions de vie très précaires car n’a accès ni à un hôpital, encore moins à une école ou un marché. Nous avions relevé dans le deuxième rapport que les habitants de Baoro par exemple nous avaient dit que pour accepter le retour des Peuls, il fallait au préalable les sensibiliser sur l’importance de la cohésion sociale ; au cas où nu jugions qu’ils sont  réceptifs, un rapprochement pourrait être fait. C’est fort de ce préalable que nous pensons qu’il est temps d’aller vers ces peulhs les sensibilisés sur l’impact que peut avoir leur implication dans la promotion de la cohésion sociale pour un retour à la paix et à la stabilité. A cet effet, pour qu’ils soient en phase et au même niveau d’information et de sensibilisation avec le reste de la communauté, un Club d’Ecoute Communautaire des émissions radiophoniques sera créé dans leur localité. Non seulement les émissions liées à notre projet, ce club pourra à la convenance des animateurs suivre d’autres émissions liées à la paix diffusées sur les radios communautaires. En même temps nous intensifierons une sensibilisation à l’endroit des autochtones avec l’appui des noyaux de paix et des médias pour faciliter leur réintégration, en étant assez souples en leur rétrocédant par exemple leurs parcelles ou leurs maisons.

a suivre

 

 

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